Baile Herculane, la station thermale roumaine connue depuis l’antiquité

La Roumanie est une destination reconnue pour ses stations thermales, à un prix défiant toute concurrence. Il y aurait plus de 1300 sources d’eau minérale, soit un tiers de toutes les ressources en Europe.

À une quinzaine de kilomètres d’Orşova, en remontant la vallée de la Cerna, un affluent de la rive gauche du Danube qui se jette dans celui-ci à la hauteur de la ville (km 954) et forme avec le Danube une baie protégée des plus agréables, un petit lac et une promenade appréciée des habitants et des touristes. On découvre, presque de manière inattendue, dans un paysage montagneux assez sauvage des Carpates, une station thermale parmi les plus anciennes et les plus réputées de Roumanie : Bǎile Herculane ou Les Bains d’Hercule.

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L’endroit est fréquenté depuis l’Antiquité. Les Romains appréciaient déjà les vertus bienfaisantes des eaux sulfureuses, riches en sodium et en magnésium d’ « Ad Aquas Herculis Sacras ».

Une légende locale veut que le demi-dieu Hercule se rendit un jour dans cette vallée où il se baigna et se reposa, donnant ainsi son nom à la cité, où trône en centre-ville une statue en bronze de ce héros romain. Charmée par ce site pittoresque, l’impératrice Sissi y séjourna à plusieurs reprises dans les années 1880, aussi bien pour soigner ses rhumatismes que pour s’adonner à de longues balades.

Sous le régime communiste, la station avait vu disparaître plusieurs de ses symboles, dont des statues des anciens rois de Roumanie, mais des touristes continuaient à y affluer.

Mais aujourd’hui, seules des plaques apposées sur les murs lézardés des thermes rappellent les cures de la famille impériale. Une trentaine de baignoires encastrées et jadis recouvertes de marbre rouge sont en morceaux, des tuyaux rouillés pendent au-dessus.

Alors que l’édifice est aujourd’hui au centre d’un contentieux entre la mairie et le gouvernement, une association regroupant de jeunes architectes roumains, « Arché », a décidé d’intervenir pour le sauver. Cette ONG a obtenu que le lieu soit inscrit sur la liste des « sept sites les plus menacés » en 2018, rédigée par l’organisation de défense du patrimoine Europa Nostra.

On espère que ce lieu sera de nouveau accessible pour les plus grands amoureux de l’histoire thermale.

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